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Consultant technique chez Peopulse : Anass nous ouvre les coulisses de son métier

PrénomAnass Jihazi
PosteConsultant Technique
AnciennetéBientôt 2 ans chez Peopulse
FormationDouble Master : Systèmes d’information + Cybersécurité
SpécialitéIntégrations API, SSO, automatisation des flux de données
Equipes partenairesÉquipes Projet, Dev & Produit

Parcours & arrivée chez peopulse

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Anass Jihazi. Je suis consultant technique chez Peopulse depuis bientôt deux ans. Mon travail, c’est principalement de gérer les intégrations de données entre notre plateforme et l’écosystème des clients autrement dit, faire dialoguer Peopulse avec les systèmes d’information de ceux qui l’utilisent.

Qu’est-ce qui t’a amené à faire ce métier, et pourquoi chez Peopulse ?

L’élément déclencheur, c’est vraiment la double casquette : à la fois métier et technique. Ce rôle demande de comprendre le domaine de la gestion de l’intérim tout en ayant les bases solides pour répondre aux besoins techniques des clients. Ce mélange, c’est ce qui m’a attiré. Quant au secteur de l’intérim, je ne le connaissais pas du tout avant d’arriver. C’est grâce à l’équipe projet que j’ai pu monter en compétence et comprendre les spécificités de ce domaine.

Y a-t-il quelque chose qui t’a surpris en découvrant ce secteur ?

Pas vraiment une surprise, mais j’ai réalisé assez vite que le secteur de l’intérim a des spécificités vraiment complexes. La relation tripartite (ETT, EU et intérimaire) demande un vrai investissement dans la phase d’apprentissage. Pour s’y retrouver, il faut être curieux et avoir envie de creuser en profondeur. Ce n’est pas un secteur que l’on comprend en surface.

Le quotidien du poste

Comment ton rôle a-t-il évolué depuis ton arrivée ?

Au départ, je travaillais essentiellement avec les clients EU sur la partie API : conseil, documentation, accompagnement. Puis, progressivement, j’ai commencé à travailler aussi avec les ETT pour automatiser les flux entre Peopulse et leurs outils de gestion d’intérim. J’ai ensuite été amené à intervenir sur la mise en place du SSO, et je vais bientôt travailler sur la migration de clients vers un nouveau module que nous venons de déployer.

Quand un client veut connecter Peopulse à son système d’information, à quoi ressemble le projet de A à Z ?

Une intégration API, ça se déroule en deux grandes phases. D’abord, la phase de cadrage : j’organise des ateliers avec le client pour bien comprendre ses besoins et ses contraintes. Ensuite, je prépare un environnement de test que les développeurs du client peuvent utiliser pour tester l’application. Une fois les tests validés, on passe en production. Ce n’est pas linéaire, ça dépend beaucoup de la disponibilité du client mais c’est le chemin classique.

Tu jonglais entre ETT et EU : est-ce que ça complique les projets ?

En réalité, ce sont deux sujets complètement distincts. Il n’y a pas d’interconnexion entre les deux au niveau des intégrations API. Par exemple, une EU peut vouloir synchroniser en temps réel les missions créées dans Peopulse vers son outil de GTA, mais ça n’a aucun lien avec ce que fait l’ETT de son côté. Donc non, les projets restent bien séparés. Je n’ai jamais eu les deux parties dans la même réunion.

« Le client pense que l’environnement de test se génère tout seul. En réalité, c’est l’une des parties les plus chronophages du projet » – Anass

Quelle est la partie de ton travail la plus sous-estimée ?

Sans hésiter : la préparation de l’environnement de test. Ça demande énormément de temps il faut le créer, le personnaliser, l’adapter aux besoins spécifiques du client. Et souvent, les clients sont pressés de tester, sans réaliser la charge que cette étape représente en coulisses. C’est invisible pour eux, mais c’est une vraie charge de travail.

Et quand tout est en place, qu’est-ce que ça change concrètement pour le client ?

Le client gagne énormément de temps et évite les erreurs de double saisie. Prenons l’exemple d’une grande ETT qui reçoit des milliers de demandes par semaine : avant, chaque agent devait se connecter à Peopulse et saisir les réponses manuellement dans deux systèmes différents. Grâce à l’intégration API, il répond une seule fois dans son outil, et ça se répercute automatiquement dans Peopulse. Résultat : du temps libéré pour des tâches à vraie valeur ajoutée.

L’expertise technique

Comment expliquerais tu ton travail à quelqu’un qui ne connaît ni la tech ni l’intérim ?

J’aime bien l’image du restaurant. T’as le client, le chef et le serveur. L’API, c’est le serveur, c’est lui qui fait le lien entre le client et la cuisine. Mon rôle, c’est celui du serveur : comprendre ce que veut le client, connaître les spécificités de chaque table, et m’assurer que la commande arrive bien en cuisine dans le bon format. Je ne cuisine pas, mais sans moi, la commande ne passe pas.

C’est quoi le vrai point de complexité technique dans ton travail ?

La principale contrainte, c’est que l’API doit être standardisée. On ne peut pas la personnaliser à l’infini pour chaque client, elle doit répondre au maximum de cas d’usage différents. Quand un client a un besoin qu’on ne couvre pas encore, je travaille avec les équipes Produit pour évaluer si ça mérite une évolution du catalogue. Et parfois, techniquement, certaines fonctionnalités manquent encore, ce qui peut bloquer un projet.

Est-ce que la multiplication des logiciels côté client complique ta vie ?

Non, pas vraiment. Du moment que c’est le client qui consomme notre API, peu importe s’il l’utilise depuis un, deux ou cinq outils différents de notre côté, c’est la même chose. Par contre, ça complique effectivement la tâche côté client, qui doit gérer plusieurs intégrations en parallèle.

« Une virgule manquante dans un appel API peut bloquer tout un process métier. La rigueur, c’est pas une option dans ce métier. » – Anass

Réussites & regard sur l’avenir

Il y a un projet dont tu es particulièrement fier ?

Oui. On a livré récemment un projet pour un client (actuellement en production) qui permet de récupérer automatiquement les missions des intérimaires via notre API. C’est un projet qui a pris plus d’un an, avec des phases de stand-by, mais quand on a vu le résultat en live, que le client était satisfait et que les équipes gagnaient du temps au quotidien… c’est ça qui donne du sens. Voir que ça fonctionne vraiment et que les gens sont contents, c’est ce qui me rend heureux dans ce travail.

Et si tu devais imaginer un outil ou une ressource qui faciliterait encore ton quotidien ?

Honnêtement, l’IA m’aide déjà beaucoup. Sur certaines tâches répétitives ou d’automatisation, elle me fait gagner un temps précieux. C’est un vrai atout pour ce poste. Maintenant, est-ce que l’IA pourrait remplacer le rôle en entier ? Pour la partie humaine (comprendre le client, s’adapter, expliquer) je ne crois pas. Mais sur la partie purement technique, elle pourrait réduire le besoin en effectif. Il faut se méfier.

Pour toi, c’est quoi les qualités indispensables pour réussir dans ce poste ?

Il en faut trois, à mon sens. D’abord, un socle technique solide, on a souvent des interlocuteurs développeurs, il faut parler leur langage. Ensuite, la pédagogie savoir expliquer des concepts complexes de façon simple, comme tu me le demandais tout à l’heure avec l’image du restaurant. Et enfin, la curiosité et la rigueur ; les technologies évoluent vite, il faut rester en veille permanente, et une seule erreur peut bloquer tout un process métier. Pas de place pour l’approximatif.

Anass incarne une facette souvent invisible mais essentielle de l’expérience Peopulse : celle qui se joue en coulisses, entre deux systèmes qui apprennent à se parler. Ni purement technique, ni purement fonctionnel, son rôle est celui d’un traducteur, quelqu’un qui comprend à la fois le langage du client et celui de la machine, et qui fait en sorte que les deux se retrouvent.

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